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Mon stage construction et écovolontariat aux îles Fidji

Fidji
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Stage A Letranger

Mon stage de 12 semaines aux îles Fidji

 

Pierre, étudiant en BTP Conduite de Travaux a réalisé un stage construction et écovolontariat aux îles Fidji. Son stage avait pour sujet, la récupération d'eau de pluie pour améliorer l'accès à l'eau potable, l'éducation des communautés sur l'utilisation des ressources, les initiatives environnementales, les pratiques agricoles durables et la mise en place de micro-entreprises.

 

J'ai cherché une opportunité de vivre une immersion totale dans un environnement inconnu.

 

Je ne m'étais jamais confronté à une telle situation durant ma scolarité. C'est notamment pour cette raison que j'ai choisi d'effectuer une mission humanitaire, dans un pays non francophone et très loin de la métropole française.  Les îles Fidji ont été touchées par le cyclone le plus violent jamais connu par l’archipel en février 2016. Avec son passage, bon nombre d’habitations ont été balayées, et des besoins de reconstruction sont apparus dès lors. L’ONG, déjà présente sur les lieux depuis 2009, fournit de l’aide à la communauté fidjienne, dans le District Dawasamu, regroupant des dizaines de villages. J’ai décidé de devenir volontaire afin de rejoindre ce projet. Ce dernier consistant notamment en de la reconstruction, il existait un lien clair avec mon plan de carrière (H5 spécialité BTP, en vue de devenir Ingénieur Travaux).  Par l'intermédiaire de cette expérience, je voulais pouvoir agir de manière concrète dans un milieu qu'on ne voit habituellement qu'à travers un écran, et enrichir mes différentes compétences : techniques, tout d’abord, en découvrant des manières de travailler spécifiques à ce pays, de travail également, en développant mon aptitude à travailler en équipe par exemple, ou linguistiques en perfectionnant mon anglais en pratiquant cette langue au quotidien.  L’utilisation de la langue anglaise constituait pourtant une appréhension avant le départ. En effet, bien qu'étant diplômé du First Certificate de Cambridge (niveau B2), je ne m'étais jamais immergé dans un environnement exclusivement anglophone pendant une si longue période.

 

 

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Le pays, L’organisme : 


L’archipel des îles Fidji est un pays de près de 900 000 habitants, au milieu de l’océan pacifique. Il comprend plus de 300 îles, dont la principale Viti Levu, sur laquelle on retrouve les deux plus grandes villes (Nadi et la capitale Suva), ainsi que le village Silana Central Dawasamu District, dans lequel j’ai effectué mon expérience. L’intérieur de cette île est montagneux, et des centaines villages traditionnels bordent l’océan.  La communauté est composée d’environ 60% de fidjiens et de 30% d’indo-Fidjiens.  Le climat est chaud (entre 20°C et 30°C l’hiver, période à laquelle j’étais présent). 
 
L’objectif principal de l'ONG est d’apporter une aide durable et adaptée aux besoins des communautés avec lesquelles elle travaille. Pour le cas des Fidji, cela passe par un apport en termes d’éducation des enfants du village au sein de l’école du village, nommée NDS, dans ce qui est appelé l’ « Education Project ». Cependant, depuis le cyclone Winston, le besoin en termes de reconstruction, de sensibilisation à propos de l’environnement et de ses ressources est accru au sein du projet appelé « Community project ». 

 

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Le stage, la culture :
 

Les missions auxquelles j’ai participé sur place peuvent se classer en 2 catégories : le projet de reconstruction et le projet environnemental.  Dans le projet de reconstruction, j’ai participé à rebâtir des maisons détruites par le cyclone, ce qui impliquait l’approvisionnement en matériaux et le travail sur chantier, avec les autres volontaires et les fidjiens de Silana.   

 

Le projet environnemental est très important aux yeux de l'ONG, car il sensibilise la population à propos de l’utilisation des ressources naturelles. Cela passe par des présentations interactives dans les villages de Dawasamu District (appelées « workshop »), au cours desquelles des conseils de comportement respectueux de l’environnement sont délivrés. Des échanges sont mis en place pour parler du tri des déchets, qui est un enjeu majeur pour cette île dont les principaux revenus sont liés au tourisme. Dans cette optique, de nombreux points de tri sélectif ont été bâtis dans chaque village du Dawasamu district.

 

Dans le village traditionnel de Silana, le mode de vie est extrêmement différent de celui auquel j’étais habitué en France. Les maisons sont faites en bois, parfois une partie en parpaings, également en tôles. Les meubles à l’intérieur des habitations sont quasi inexistants : un matelas, une ampoule, des tapis et parfois une étagère. L’accès à l’eau courante se fait la plupart du temps par l’extérieur, au niveau d’un robinet commun. L’ensemble des repas sont pris assis en tailleur sur le sol. J’ai réalisé que ce qui me paraissait au départ comme un manque de confort était en fait un mode de vie choisi. En effet, les fidjiens ne voient pas d’intérêt dans le fait de manger attablés, de s’encombrer de tables, de chaises et de meubles sans utilité. Ils n’ont absolument pas la même notion du confort que celle que nous pouvons avoir en France, et ne se plaignent pas de leur situation.

 

 

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La population est extrêmement accueillante, chaque porte de maison nous était toujours ouverte. Cette communauté est extrêmement avenante, chacun se souci de l’autre et a toujours une démarche positive. Les hommes sont souvent agriculteurs ou pêcheurs, tandis que les femmes sont institutrices ou mères au foyer. Les traditions ont une place très importante au sein de la vie des fidjiens. La messe est donnée tous les jours aux aurores, ainsi que le dimanche matin. Des cérémonies sont souvent organisées dans le « Hall community », au cours desquelles on boit toujours du Kava. Le Kava est une boisson locale non alcoolisée, fabriquée à partir de plante broyée puis filtrée dans de l’eau. Le Kava se boit dans des bols de noix de coco, et ce chacun son tour avant d’avoir dit « Bula » puis de taper dans ses mains en signe d’acceptation de la boisson.

 

Un élément culturel m’ayant paru négatif est celui lié à la place de la femme au sein de la communauté. En effet, les hommes et les femmes ne sont pas considérés de la même manière au sein du village. Les femmes sont parfois à l’écart, notamment lors de certains repas ou elles doivent manger avant les hommes. De plus, elles sont tenues de porter le Sulu, une robe traditionnelle, et ce en toutes circonstances.

 

 

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Impact de cette expérience sur mon Projet Professionnel et Personnel :
 

J’ai choisi cette expérience, car elle avait clairement un lien avec mon PPP, dans l’optique de me diriger vers un métier de la construction. J’ai pu découvrir de nouvelles méthodes de travail au quotidien. J’ai pu participer concrètement à des projets de reconstruction suivant les techniques locales. Mon esprit d’équipe a été aiguisé grâce à cette expérience au cours de laquelle la communication, que ce soit avec les membres de l'ONG ou avec les fidjiens, a été essentielle. Cette expérience m’a donc conforté dans ma décision de me diriger vers ce domaine de travail, et m’a permis de prendre du recul sur la façon dont les choses sont faites en France, en ayant des éléments de comparaison avec les Fidji.  Je repars des Fidji avec la conviction que ce domaine des travaux est celui dans lequel je veux évoluer, et en sachant à présent qu’une hypothétique nouvelle expérience à l’étranger serait une formidable opportunité professionnelle. En effet, avant cette expérience, je ne me voyais pas exercer mon métier ailleurs qu’en France, notamment à cause de la barrière de la langue. Aujourd’hui je n’ai plus d’appréhension et serais très intéressé si une opportunité de travail à l’étranger se présentait au cours de ma carrière.

 

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