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job-saisonnier-AustralieAprès deux semaines de vacances sur la côte est australienne qui ont absorbé quasi tout mon budget, je me dis qu’il est temps de chercher un nouveau job. Je me sens en confiance après avoir travaillé à Brisbane, et je me dis que trouver un job saisonnier à Sydney ou Melbourne ne doit pas être si terrible. 

 

J’avais entendu dire que Melbourne était beaucoup plus cosmopolite, avec beaucoup de concerts, d’événements culturels, de compétitions sportives nationales, etc. Parfait pour trouver un nouveau job et me poser quelques semaines!

 

Prof de français à Melbourne

 

C’est une agence spécialisée sur les jobs saisonniers pour les voyageurs en visa vacances travail qui m’a trouvé ce job en or. Après deux semaines de recherche et toujours le meme problème de concurrence sur les jobs en restauration, je m’inscris dans une agence de recrutement pour les jeunes à Melbourne. Efficacité des conseillers ou juste un gros coup de chance? Un poste de prof de français se libère dans une Ecole de langue privée vers St Kilda. Je saute dessus.

 

Du fil à retordre!

 

Les 3 mois qui ont suivi à Melbourne n’ont pas été de tout repos, mais ce fut sans doute mon meilleur souvenir en Australie. J’ai enseigné le français à des classes de tous âges et de tous niveaux. Les petits m’ont donné du fil à retordre. Je n’avais pas forcement d’expérience avec les enfants… Chercher constamment des ressources pour les occuper, les amuser tout en apprenant une langue est un véritable challenge!

 

Ensuite j’avais quelques cours de soutien scolaire avec des ados au lycée, forcés de savoir aligner quelques mots en français pour passer leur bac. Là encore, le manque d’intérêt pour la langue et le niveau quasi nul n’aboutissait pas à des échanges très intéractifs. Difficile d’imaginer qu’ils avaient fait 3, voire 5 ans de français pour certains, c’est tout juste s’ils savaient dire bonjour et au revoir…

 

Mais une expérience inoubliable

 

Mais le meilleur souvenir sera sans aucun doute les personnes qui s’inscrivent parce qu’ils aiment la langue, ou bien parce que leur conjoint est Français, ou encore en préparation pour un voyage en France. Ces élèves avaient vraiment envie de progresser. Je me souviens particulièrement de 2 cours qui m’enchantaient. Le premier était un groupe de femmes qui pouvaient sans problème tenir une conversation et voulaient simplement savoir parler comme les Français. Alors ce fut un festival d’argot, de verlan, d’expressions et de discussions autour de sujets culturels, des actualités. Entendre des australiennes dire que “les vacances en France, c’est canon” – ca vaut le détour!

 

Et puis il y avait cet étudiant qui voulait juste faire la conversation. J’étais impressionnée par son niveau. Sauf un très leger accent et un petit manque de pratique sur les expressions, difficile de croire qu’il avait grandi en Australie. Ça dénotait avec le niveau des lycéens! Après avoir passé 3 mois dans cette école de langue, les adieux avec mes élèves ont été difficiles – leurs efforts pour me retenir quelques semaines de plus m’ont beaucoup touchée et c’est avec le coeur lourd que j’ai finalement tourné cette page pour continuer mon périple.

 

Travailler pour voyager ou pour connaitre la culture?

 

Cette expérience m’a prouvé qu’il est possible de trouver autre chose que du fruit picking en PVT Australie, mais il faut savoir se donner les moyens et mettre toutes les chances de son côté. Moi j’ai choisi une assistance job , d’autres vont prendre des cours d’anglais, d’autres encore vont faire du volontariat (stage, Woof…) avant de pouvoir décrocher un job intéressant.

 

Bien sur il y a vacances dans “visa vacances travail” donc le but premier n’est pas de trouver l’emploi idéal. C’est juste un moyen de financer son voyage, ce n’est donc pas un drame si on enchaine les jobs saisonniers sans intérêt. Mais l’avantage d’un petit boulot en contact avec les clients ou les collègues, ce sont les intéractions quotidiennes avec les locaux, rien de mieux pour une immersion dans une culture étrangère…

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